Evolution des espaces naturels, agricoles et forestiers (ENAF)

 

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Le littoral de Nouvelle-Aquitaine présente des spécificités marquées, tant sur le plan de sa biodiversité que de son attractivité.           Pour répondre à un besoin de connaissance plus fine et accompagner ses membres dans leur gestion économe de l’espace, le GIP Littoral a lancé, en 2018, une étude sur l’évolution des espaces naturels, agricoles et forestiers du littoral régional depuis le milieu des années 1980.

 

Contexte

A l’échelle mondiale, comme à l’échelle locale, l’artificialisation et la fragmentation des espaces naturels, agricoles et forestiers (dits « espaces NAF ») figurent parmi les principales causes d’érosion de la biodiversité, en entraînant la dégradation ou la disparition des milieux de vie de la faune et de la flore, et des continuités écologiques qui permettent à la faune de se déplacer.

Du fait de leur forte attractivité, les territoires littoraux de la Nouvelle-Aquitaine sont particulièrement soumis aux pressions démographiques et foncières ainsi qu’à des changements de pratiques et d’usages des sols. Ainsi, près de 6 300 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers, soit une augmentation de 10,8%, ont été artificialisés entre 2000 et 2009 en ex-Aquitaine (GIP Littoral, 2014). Or, au-delà de leur rôle capital pour la biodiversité, les espaces NAF sont vitaux pour le maintien des populations humaines sur un territoire puisqu’ils assurent de très nombreux services qui nous sont indispensables :

  • services de régulation (atténuation inondations et érosion, purification de l’eau et de l’air, dépollution des sols, atténuation îlots de chaleur, pollinisation…),
  • services d’approvisionnement (nourriture, eau douce, production de bois, matériaux de construction, matière textile…),
  • services culturels et esthétiques (cadre de vie agréable et de qualité, tourisme…).

Cette consommation d’espaces naturels fragilise d’autant plus l’équilibre des écosystèmes et la pérennité des services rendus par ces milieux, qu’ils sont soumis à d’autres pressions, tels que les changements climatiques ou l’introduction des espèces exotiques envahissantes.

 

Objectifs de l’étude ENAF

L’étude doit permettre, sur le territoire des SCOT littoraux de Nouvelle-Aquitaine (environ 13 000 km²), d’acquérir et de capitaliser des connaissances sur les espaces naturels, agricoles et forestiers depuis le milieu des années 1980 pour mieux comprendre les mécanismes d’artificialisation passés et à l’œuvre sur le littoral régional, et anticiper les évolutions possibles de ces espaces NAF.

Elle vise également à mutualiser et diffuser ces connaissances aux territoires en vue de favoriser une gestion économe de l’espace, par une prise en compte accrue des espaces NAF, de la biodiversité et des fonctionnalités écologiques dans la réflexion et la planification à l’échelle des territoires.

D’une durée de trois ans, ce projet bénéficie de la participation financière de la Région, de l’Etat et de l’Europe (FEDER).

 

Premiers résultats

Production de la cartographie d’occupation du sol pour le millésime 1985

La cartographie de l’occupation du sol historique a été produite entre octobre 2018 et mai 2020 à partir de photographies aériennes anciennes, dans le respect du référentiel régional d’occupation du sol. Cette donnée constitue une base commune et objective, pour identifier, quantifier et suivre les évolutions intervenues dans l’occupation du sol depuis le milieu des années 1980. Nécessaire pour comprendre les mécanismes d’artificialisation des espaces littoraux durant les trente dernières années, il s’agit d’un appui important pour le travail de planification mené à l’échelle des territoires, SCOT en particulier.

L’occupation du sol historique du littoral régional est consultable sur la plateforme régionale PIGMA en visualisation et mise à disposition gratuitement pour l’ensemble de la sphère publique via la signature d’une convention partenariale avec le GIP ATGeRi.

Traitement statistique des données historiques et récentes

Un premier niveau de traitement statistique, d’analyses et de restitution des données cartographiques a été réalisé à l’échelle du littoral régional, départemental, des EPCI et des SCOT littoraux. Ces traitements ont permis de mettre en avant un certain nombre de facteurs tels que les surfaces occupées par chaque type d’occupation du sol et leurs évolutions, l’origine des postes artificialisés ou les vitesses d’évolutions, pour les millésimes 1985, 2009 et 2015. Les livrables concernés sont disponibles sur simple demande auprès du GIP Littoral.