La création d’un fonds érosion côtière, un sujet toujours au cœur de l’actualité du CNTC
5 février 2026
Une réunion du CNTC s’est tenue le 4 février avec à l'ordre du jour plusieurs sujets majeurs avec à l'ordre du jour :
- le financement de l’érosion,
- l'avancement des Projets Partenariaux d’Aménagement (PPA) Trait de côte,
- des points d'information divers.
Les question diverses étaient les suivantes :
- l'approbation à venir par décret de la Stratégie Nationale de Gestion Intégrée du Trait de Côte, qui comprend des modifications suite à la consultation du public mais dont le texte définitif n'a pas été partagé ;
- le décret étendant la liste des communes exposées au recul du trait de côte,
- le nouvel indicateur national d’érosion côtière par le Cerema, qui a été revu sur la base des données des observatoires locaux et qui sera mis en ligne après l'approbation de la stratégie nationale,
- le lancement de nouvelles missions d'inspection.
Le premier et principal objectif de la réunion était de partager des informations sur le volet financier et sur l’état d’avancement des échanges relatifs à la demande de création d’un fonds dédié à l’érosion côtière. Le Projet de Loi de Finances 2026 a été voté le 3 février. Les propositions du CNTC n’ont été retenues.
Les discussions ont soulevé différents points. L’érosion d’aujourd’hui préfigure dans certains cas la submersion de demain. Il est donc indispensable de mettre en place une politique anticipative face à l’élévation du niveau de la mer. Le CNTC a, par ailleurs, rappelé que confier le financement de l’érosion à la GEMAPI revient à transférer cette responsabilité au niveau local, alors qu’il s’agit d’un enjeu majeur d’adaptation au changement climatique. Il appelle à une action forte et à des financements adaptés aux enjeux à venir, en soulignant la nécessité de faire appel à la solidarité nationale. L'idée de faire reconnaitre l'adaptation du littoral comme une cause nationale, a été évoquée. Autre point débattu : certaines situations nécessitent une action immédiate et il ne faut pas attendre la survenue d’une catastrophe. Le coût de l'inaction est documenté : 1 euro investi permet d’éviter 3 euros de dommages dans les années à venir. Les membres du CNTC affichent la volonté de continuer la mobilisation dans les mois à venir pour poursuivre leurs demandes relatives à la création d’un fonds dédié à l’érosion et à l’adaptation des territoires.
Pour rappel, en région Nouvelle-Aquitaine, les territoires concernés par l’érosion figurent pour la plupart sur le décret (46 communes sur 93) et sont engagés dans l’une des 14 stratégies locales de gestion de la bande côtière. Le travail dans notre région est à saluer et porte sur plusieurs axes :
- la gestion opérationnelle de l’érosion : mise en œuvre de modes de gestion adaptés aux enjeux, incluant la lutte active (dure ou douce), l’accompagnement des processus naturels et de plus en plus le repli stratégique ;
- la prévention des risques : élaboration des cartes d’exposition au recul du trait de côte ;
- les trajectoires d’adaptation : articulation entre stratégies locales et projets d’aménagement durable afin de disposer d’une approche intégrée à différents horizons temporels. A ce titre et à noter la signature et l'exécution en cours de 5 PPA "Trait de côte", en Nouvelle-Aquitaine, dont des actions opérationnelles déjà lancées.