Réaménagement durable du Moutchic à Lacanau : Avancement chantier
Au cœur des paysages préservés de l’étang de Lacanau, la plage lacustre du Moutchic s’apprête à renaître. Ce site emblématique, fréquenté par les familles, les scolaires et les amateurs de nature, fait l’objet d’un vaste chantier de réaménagement visant à concilier écologie, sécurité et accessibilité. Porté par la Communauté de communes Médoc Atlantique en partenariat avec la Ville de Lacanau, ce projet s’inscrit dans une démarche régionale d’aménagement durable des plages, avec un objectif clair : transformer le Moutchic en un espace d’accueil nature référence, à la fois respectueux de l’environnement et adapté à tous les publics, y compris les personnes à mobilité réduite.
Un diagnostic révélateur de défis multiples
Avant le lancement des travaux, un diagnostic approfondi avait mis en lumière plusieurs enjeux majeurs. La sécurisation des flux piétons et cyclistes, insuffisante, nécessitait une refonte des espaces pour privilégier les mobilités douces. Le stationnement, omniprésent, altérait la qualité paysagère du site et masquait les vues sur l’étang. Enfin, la richesse écologique des lieux, marquée par des prairies et des roselières remarquables, exigeait un renforcement des mesures de préservation et une meilleure sensibilisation du public. Face à une fréquentation en constante augmentation, la collectivité a donc imaginé un projet ambitieux, alliant étude et travaux, pour redonner au Moutchic toute sa nature tout en garantissant sa pérennité.
Un projet ancré dans la nature et le paysage
La préservation et le renforcement des milieux naturels occupe une place centrale dans ce réaménagement. Près de 115 arbres seront plantés, tandis que 2 750 m² d’espaces seront végétalisés avec plus de 13 500 arbustes, vivaces et graminées, une palette végétale choisie pour son autonomie en eau et ses qualités paysagères intégrées. Ces plantations, associées à la restauration de 1 800 m² de prairies, amélioreront les fonctionnalités écologiques du site et renforceront son attrait paysager.
La requalification de l’Avenue de la Plage et des zones de stationnement s’accompagnera d’une désimperméabilisation massive : près d’un quart du secteur sera traité, avec le remplacement de l’enrobé par des revêtements perméables comme la terre-pierre pour les parkings ou des dalles engazonnées pour les voies. Une noue paysagère de trois mètres de large sera également créée pour infiltrer les eaux pluviales et éviter leur rejet dans le lac, illustrant une gestion durable et visible de l’eau.
Des déplacements repensés pour plus de sécurité et de fluidité
La sécurisation des flux constitue un autre grand axe du projet. Une voie verte de 3,5 mètres de large, réservée aux piétons et aux cyclistes, traversera le site entre le lac et la noue plantée. Elle se connectera au réseau cyclable existant, facilitant ainsi les liaisons entre le Bourg et la plage. Pour encourager les mobilités douces, 260 nouveaux emplacements à vélos seront aménagés, tandis que les autocars bénéficieront d’un stationnement dédié le long de la route départementale. Des bornes de recharge électriques seront également installées, et les arrêts de bus seront recentrés près des commerces, autour d’une placette centrale offrant une vue imprenable sur l’étang.
Un accueil repensé pour tous les publics
L’amélioration de l’accueil des visiteurs passe par la création d’une placette ombragée, équipée d’assises et ouverte sur les paysages lacustres. L’accessibilité des personnes à mobilité réduite sera quant à elle optimisée grâce à une chaîne de déplacement continue, reliant sans interruption le parking, la placette, la plage et les commerces. Les deux sanitaires du site seront renouvelés et adaptés aux normes PMR, renforçant ainsi l’inclusivité du lieu.
Un calendrier ambitieux pour une réouverture progressive Les travaux, engagés depuis plusieurs mois, devraient s’achever en deux phases. La première, en cours, se poursuivra jusqu’à la fin du printemps 2026, permettant une réouverture partielle du site pour la saison estivale. Les aménagements reprendront après l’été pour se conclure au printemps 2027. À ce jour, les premiers revêtements sont en place, les plantations ont débuté, et les mobiliers urbains viendront compléter le dispositif dans les semaines à venir.
Un projet fédérateur et financé par des partenaires engagés
Maîtrise d’Oeuvre : ATELIER DU PERISCOPE (Paysagiste concepteur DPLG mandataire)/ IRIS (Bet VRD)
Entreprises de travaux : MOTER / ID VERDE
Coût du projet : 2.5M € HT.
Soutien financier de la Région NA au titre de la politique régionale en matière d’aménagement durable, de l’Etat (via le FNADT qui prévoit l’accompagnement des projets d’aménagement durable dans le CPER et du Fonds Vert par rapport à la désimperméabilisation), ainsi que de l’Agence de l’Eau Adour Garonne.