Retour sur le Groupe technique Risques littoraux

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Groupes techniques

20 janvier 2026

Un Groupe technique sur les risques littoraux s’est tenu en visioconférence le 20 janvier 2026. Ces réunions visent à favoriser les échanges et le partage de retours d’expériences sur la gestion du trait de côte, à l’échelle régionale entre les acteurs locaux. 

En région, 14 Stratégies locales de Gestion de la Bande Côtière (SLGBC) sont engagées dont 13 entrées en phase opérationnelle. La Communauté d’Agglomération de La Rochelle devrait adopter son plan d’actions d’ici la fin d’année 2026.

L’ordre du jour portait sur trois thématiques principales. La Stratégie régionale de gestion de la bande côtière, avec un point d’avancement sur la révision du Guide de l’action locale présenté par l'équipe du GIP Littoral. La gouvernance et l'animation des stratégies locales, illustrées par un retour d’expérience hors Nouvelle-Aquitaine sur l’organisation territoriale et le portage de projets d’aménagement (articulation avec le PPA de Criel-sur-Mer), présenté par le Syndicat Mixte Littoral 76.Les actions de réduction de la vulnérabilité face à l’érosion côtière, centrées sur le repli stratégique, avec des retours d’expériences régionaux (partage d’une note technique produit par le GIP littoral à partir d’études de cas), et locaux (témoignage de la Communauté de communes Médoc-Atlantique sur des opérations de relocalisation à périmètre constant).

Guide de l'action locale

Le guide de l’action locale, validé par les membres du GIP en 2012, est l’un des éléments de la stratégie régionale de gestion de la bande côtière (SRGBC). Un travail global de reprise du document s’est imposé pour deux raisons majeures. 

- Premièrement, dans un rapport publié le 22 juin 2023, la Chambre régionale des comptes (CRC) a sollicité la révision du guide de l’action locale, recommandation que le GIP Littoral de Nouvelle-Aquitaine a souhaité mettre en application. 

- Deuxièmement, alors qu’elles ne disposaient d’aucune dimension réglementaire ou opposable en 2012, avec l’adoption de la loi Climat et Résilience le 22 août 2021, la notion de stratégie locale a été inscrite dans le code de l’environnement. 

Le guide de l’action locale est destiné à tous les acteurs impliqués dans la définition, le portage ou le renouvellement de stratégies locales, ainsi qu’aux partenaires associés à leur réalisation. 

Cette révision, actuellement portée par le GIP Littoral, résulte d’un travail collectif mené par une équipe projet composée d’acteurs régionaux (Région Nouvelle-Aquitaine, services déconcentrés de l’État, Observatoire de la Côte de Nouvelle-Aquitaine...), du Groupe technique Risques littoraux et des instances du GIP. 

Gouvernance et animation des stratégies locales

Le Syndicat Mixte Littoral 76 a présenté sa gouvernance et sa politique en matière de gestion du littoral. Sa stratégie littorale qui débouche sur un programme d’actions opérationnels, repose sur une approche concertée avec les acteurs locaux (115 copil, cotech et ateliers de travail). 
L'outil de coopération entre les EPCI, les syndicats de bassins versants et le Département permet de coordonner efficacement les actions sur le littoral seinomarin en mutualisant les compétences et les ressources pour la gestion des risques et la préservation du littoral.

Le PPA (Projet Partenarial d'Aménagement) Trait de côte de préfiguration de Criel-sur-Mer, porté par le Syndicat Mixte Littoral 76 (SML76), s’inscrit dans la stratégie locale de gestion du littoral. Ce projet pilote vise à anticiper les impacts du changement climatique sur la commune, en intégrant des solutions d'adaptation face aux risques d'érosion et de submersion.

Vidéo de présentation 

Actions de réduction de la vulnérabilité face à l’érosion côtière

L’évaluation à mi-parcours du projet Littoral 2030, réalisée en 2025, a fixé une feuille de route simplifiée où le sujet de la recomposition spatiale constitue un des axes d’approfondissement pour la période 2025-2030. Pour viser l'accélération et la multiplcation de projets de recomposition, il a été jugé nécessaire de s'appuyer sur les expériences passées ou en cours dans les territoires.  
La note technique présentée en GT détaille des retours d’expériences sur les actions de « réduction de la vulnérabilité à l’érosion côtière en Nouvelle-Aquitaine des biens et des personnes », et s’inscrit dans ce cadre. 

La première étape du travail présenté consistait à définir collectivement les termes et les concepts. En 2012, la stratégie régionale de gestion de la bande côtière (SRGBC) définissait la notion de « repli stratégique ». Le repli stratégique appelé aussi recul stratégique ou réalignement, consiste à extraire les enjeux de la bande d’aléa. Plus précisément au sein de ce concept plusieurs types d'actions peuvent être menées, définies de la manière suivante :
- La suppression : le terme sera employé pour qualifier le repli lorsque les personnes sont évacuées de leurs biens, les biens démolis et/ou les activités supprimées, sans qu’aucune action volontariste de réimplantation sur le territoire littoral ne soit menée.
- Le déplacement : le terme sera employé pour qualifier le repli lorsque le bien ou l’activité est déplacé de son point d’origine sans procéder initialement à sa démolition. Il s’agit d’une simple translation des équipements lorsqu’ils sont déplaçables.
- La relocalisation : le terme sera employé pour qualifier le repli lorsque, après une phase d’évacuation des personnes et de démolition du bien et/ou de suppression des activités, une action volontariste de réimplantation est menée sur le territoire. La réimplantation peut se faire ex nihilo (terrains vierges de toute construction) et/ou par réorganisation urbaine (dans le tissu urbain existant par densification, urbanisation de dents creuses etc.).

La note technique « Retour d’expériences sur les actions de réduction de la vulnérabilité des biens et des personnes face à l’érosion côtière en Nouvelle-Aquitaine » présente les actions étudiées ou menées depuis 2013 dans la région, classées en fonction des concepts définis dans l’introduction. L’objectif est de pouvoir capitaliser sur les réussites, les difficultés, les points de blocages, les préalables au bon déroulement d’action, pour d’autres territoires qui se lanceraient dans des réflexions et/ou actions similaires. La diffusion du document sera assurée dans les jours qui viennent au sein des instances du GIP.