Retour sur les Journées techniques Risques 2026

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Les 28 et 29 mai derniers, les membres du Groupe technique « Risques littoraux » se sont réunis à La Rochelle puis sur l'Île de Ré à l'occasion des Journées techniques organisées par le GIP Littoral. Près de 80 participants ont répondu présents pour partager leurs expériences, confronter leurs pratiques et échanger autour des enjeux liés à la gestion des risques côtiers et à l'adaptation des territoires littoraux.

Un format renouvelé qui répond aux attentes des territoires
Depuis 2025, le GIP Littoral a fait évoluer l'organisation de ses journées techniques afin de mieux répondre aux besoins exprimés par ses membres. Désormais, ces rencontres s'articulent autour d'un format hybride associant une journée consacrée aux présentations techniques, aux retours d'expérience et aux échanges entre professionnels, suivie d'une journée de visites de terrain.
Cette évolution permet de compléter les apports théoriques et méthodologiques par une approche opérationnelle directement au contact des sites concernés. La forte mobilisation enregistrée lors de cette édition confirme tout l'intérêt de maintenir ces temps de rencontre en présentiel. Complémentaires aux échanges organisés tout au long de l'année, ils constituent des espaces privilégiés pour partager les bonnes pratiques, renforcer les réseaux d'acteurs et construire une culture commune de la gestion des risques littoraux à l'échelle de la façade atlantique.

Une première journée dédiée aux retours d'expérience
Accueillie par la Communauté d'Agglomération de La Rochelle, la première journée a été consacrée à plusieurs thématiques structurantes pour les collectivités engagées dans l'adaptation de leur territoire aux risques côtiers.

La matinée a débuté par une séquence consacrée à l'articulation entre les projets d'aménagement, la gestion des risques côtiers et les documents de planification territoriale. Les échanges ont notamment porté sur la nécessité d'assurer la cohérence entre les orientations définies dans les Stratégies Locales de Gestion de la Bande Côtière (SLGBC) et les projets d'aménagement portés par les collectivités. Plusieurs retours d'expérience sont venus illustrer cette problématique, notamment la requalification du front de mer d'Erromardie à Saint-Jean-de-Luz, la relocalisation d'équipements sur la plage de l'Horizon à Lège-Cap-Ferret ou encore le projet de réaménagement du site de la Torche présenté par la commune de Plomeur.
Ces exemples ont mis en évidence l'importance d'intégrer les dynamiques d'évolution du littoral dès la conception des projets afin de garantir leur pérennité et leur cohérence avec les orientations stratégiques adoptées à l'échelle locale.

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Les discussions se sont poursuivies autour de la prise en compte du risque d'érosion dans les documents de planification.
L'objectif est d'éviter l'augmentation de la vulnérabilité des personnes et des biens dans les secteurs exposés au recul du trait de côte, conformément aux orientations de la stratégie régionale et de l'axe 4 des SLGBC consacré à l'intégration des risques dans l'aménagement du territoire. À cette occasion, le GIP Littoral a présenté une note technique provisoire portant sur l'élaboration des cartographies des Zones d'Exposition au Recul du Trait de Côte (ZERTC) et leur traduction dans les documents d'urbanisme. Cette note vise à éclairer les collectivités sur les obligations réglementaires liées à la cartographie des aléas à 30 et 100 ans, les conséquences juridiques pour les PLU(i) ainsi que les différents outils mobilisables pour accompagner la mise en œuvre de ces dispositions.

Une visite du système d'endiguement du Gabut
Après la pause méridienne, les participants ont pu découvrir le système d'endiguement du Gabut, présenté par les équipes de la Communauté d'Agglomération de La Rochelle. Cette visite a permis de mettre en lumière un ouvrage de protection contre les submersions marines particulièrement intégré à son environnement urbain. Le dispositif, déployable en quelques heures par les services techniques, fait l'objet d'exercices réguliers et a notamment été mobilisé lors des épisodes tempétueux de 2023 et 2024.

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L'après-midi s'est poursuivie avec une série de retours d'expérience consacrés à la gestion opérationnelle de l'érosion côtière.
Les interventions ont mis en avant différentes actions souples de gestion mises en œuvre dans des contextes variés : espaces dunaires, marais littoraux ou secteurs de falaises. Ces exemples ont notamment permis de souligner l'intérêt des solutions fondées sur la nature pour accompagner les dynamiques naturelles du littoral lorsque les enjeux exposés demeurent limités.

La dernière séquence de la journée était consacrée à la question de la gestion du trait de côte au droit des enjeux privés et aux relations entre collectivités et Associations Syndicales Autorisées (ASA).
Avec la mise en œuvre de la compétence GEMAPI, les territoires sont aujourd'hui amenés à définir, dans le cadre de leurs Stratégies Locales de Gestion de la Bande Côtière, des périmètres de réflexion et des périmètres d'intervention opérationnelle. Cette démarche conduit les collectivités à hiérarchiser les priorités d'action en s'appuyant sur des critères d'intérêt général tels que les enjeux de mobilité, le niveau de vulnérabilité des secteurs, la nature des enjeux concernés ou encore les modes de gestion déjà existants.

Une seconde journée consacrée aux visites de terrain sur l'Île de Ré
Le lendemain, les participants se sont retrouvés sur l'Île de Ré pour une journée de visites permettant d'illustrer concrètement les thématiques abordées la veille. L'objectif était de présenter différents secteurs représentatifs de la diversité des enjeux littoraux et des modes de gestion actuellement mis en œuvre.

  • À La Couarde-sur-Mer, la visite de la digue du Boutillon a permis d'aborder les problématiques liées à la protection contre la submersion marine et à la gestion des interactions entre ouvrages de défense et dynamique sédimentaire. 
  • À Ars-en-Ré, la Pointe de Grignon a servi de support aux discussions relatives à l'articulation entre stratégies locales de gestion de la bande côtière et enjeux privés. Les participants ont pu découvrir la manière dont la collectivité a défini les contours de son intervention à travers sa stratégie locale et son atlas de sensibilité.
  • Enfin, la visite de la plage des Gollandières au Bois-Plage-en-Ré a permis d'illustrer les actions mises en œuvre pour préserver un système dunaire soumis à une forte fréquentation touristique. Les échanges ont porté sur les mesures de protection et de mise en défens déployées par l'Office national des forêts afin de favoriser la végétalisation et la stabilisation naturelle de la dune. 
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Une dynamique collective au service de l'adaptation des territoires
En favorisant le partage d'expériences, la diffusion des connaissances et la mise en réseau des acteurs, les journées techniques contribuent à renforcer les capacités d'action des territoires confrontés aux défis croissants de l'érosion côtière et de la submersion marine.

Un compte rendu détaillé des interventions et des échanges est actuellement en cours de rédaction. Il sera prochainement transmis aux membres du Groupe technique « Risques littoraux ».
Pour toute information complémentaire ou pour obtenir les supports présentés lors de ces journées, vous pouvez contacter le GIP Littoral : gael.perrochon@giplittoral.fr.