Stratégie locale Soulac - Le Verdon Sur Mer

Porteur du projet : CdC Médoc Atlantique

Gestion des Risques
Action en cours

Contexte

Soulac-sur-Mer et Le Verdon-sur-Mer sont des stations emblématiques du littoral nord-médocain. Les phénomènes d’érosion marine, exacerbés par la présence de l’estuaire de la Gironde, y sont d’une intensité exceptionnelle. Les premiers ouvrages de lutte contre l’érosion marine ont été construits dès 1841, puis de nombreux autres ouvrages ont ensuite été édifiés, notamment pour protéger le front de mer de Soulac-sur-Mer et pour stabiliser la Pointe de Grave. Certaines zones, peu urbanisées, restent sous l’influence directe de l’érosion, et des bâtiments (à l’instar du Signal) y sont menacés à court terme. Pour faire face à ces problèmes d’érosion chronique, la CdC Médoc Atlantique a validé en 2018 sa stratégie locale de gestion de la bande côtière, qui s'inscrit dans une perspective de moyen terme, et qui s’appuie sur 3 axes : maintenir et entretenir les ouvrages existants situés au droit des zones urbaines ; réduire la vulnérabilité du littoral à l’érosion marine en supprimant ou en relocalisant certains bâtiments ou enjeux menacés ; ré-ensabler massivement le littoral afin de lutter de manière souple contre l’érosion marine.

Descriptif et état d’avancement du projet

Comme toutes les stratégies locales, celle portant sur Soulac – Le Verdon comporte 8 axes. En matière de connaissance et de culture du risque, il est prévu la poursuite de la connaissance de l’aléa, l’acquisition de données paléoenvironnementales et sédimentaires, ainsi que la vulgarisation et la diffusion d’informations au public. En matière de surveillance et prévision de l’aléa, la stratégie prévoit la surveillance régulière de l’avant côte, des plages, des dunes et des ouvrages, surveillance pré et post-tempêtes, des suivis archéologiques et naturalistes, une modélisation numérique prévisionnelle de la submersion marine en cas d’érosion dunaire, et la définition de seuils d’alerte et de stabilité des ouvrages. En matière d’alerte et de gestion de crise : l’élaboration d’un protocole spécifique en cas de rupture d’ouvrage et la mise en place d’arrêtés d’interdiction d’accès ou de restriction d’usages en cas de tempêtes. La stratégie prévoit également une prise en compte du risque dans l’Urbanisme à travers le lien dans le cadre l’élaboration du PPRL et la révision des PLUs.
Concernant les différents modes de gestion. Sur le repli stratégique, il est prévu l’acquisition, le désamiantage, la démolition et l’évacuation de bâtiments de première ligne, suivi d’une renaturation des sites ; la suppression et l’évacuation de la digue du camping des Sables d’Argent, et enfin la suppression de l’exutoire pluvial du secteur du Signal. En matière de lutte active souple : l’accompagnement des processus naturels en lien avec l’ON F et le Conservatoire du Littoral, notamment dans le cadre de projets de réaménagement durable des plages , une communication et sensibilisation sur les milieux dunaires ; des études complémentaires en vue des travaux de rechargements massifs et d’entretien à partir des sables dragués dans la passe d'entrée en Gironde. Enfin, en ce qui concerne la lutte active dure : la préfiguration d’une gestion cohérente des ouvrages, en concertation avec le Grand Port Maritime de Bordeaux et l’Etat (brise-mer des Huttes et des Arros) ; des études et travaux de remise à niveau des ouvrages (digues de l’Amélie, épi Barriquand, épi Nord de l’Amélie) et enfin la définition d’études prospectives sur la protection du front de mer de Soulac-sur-Mer et des ouvrages littoraux.

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