Le GIP Littoral invité à partager son retour d'expérience de la gestion du trait de côte au Pole Mer Bretagne

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happy blue

Le Pôle Mer Bretagne Atlantique a réuni l’ensemble des acteurs de l’écosystème maritime à l’occasion de son rendez-vous annuel, le Happy Blue, un temps fort dédié à l’innovation et à la réflexion collective autour des grands enjeux maritimes.

Un thème 2026 au cœur des enjeux climatiques
Placée sous le signe « Avis de tempête sur le Happy Blue ! Observer, comprendre et protéger l'océan et son littoral », cette édition 2026 a mis en lumière un défi majeur : mieux comprendre les phénomènes extrêmes qui impactent les littoraux et renforcer leur protection.
Parmi les temps forts, la table ronde intitulée « Recul du trait de côte : regards croisés et confrontation des points de vue aux échelles nationale, régionale et locale » a permis de croiser des expertises complémentaires.

Elle a réuni :
• Barbara Leroy : Responsable du secteur d’activité Gestion de la mer et du littoral, CEREMA
• Morad Ait-Habbouche : Réalisateur de la chaine 2degresdeplus.com  
• Daniel Cueff : Vice-président à la Région Bretagne  
• Benjamin Buisson : Responsable du Pole GEMAPI à la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud  
• Gaël Perrochon : Chargé de mission risques littoraux au GIP Littoral 

Le retour d’expérience du GIP Littoral
À cette occasion, le GIP Littoral a partagé près de 15 ans d’expérience dans la gestion de la bande côtière, notamment à travers la mise en œuvre de la stratégie régionale.

Son intervention s’est articulée autour de trois axes majeurs :
1. Une gouvernance partagée
Depuis 2009, une organisation territoriale structurée s’est mise en place, appuyée par la feuille de route GIP Littoral 2030. Le GIP Littoral est une véritable boîte à outils : animation de réseau, production de notes et accompagnement des territoires dans la mise en œuvre des politiques publiques.
2. Une stratégie régionale structurante
Adoptée en 2012, la stratégie régionale de gestion de la bande côtière a été déclinée en Nouvelle-Aquitaine avec 14 stratégies locales en 2026. Ces dernières définissent les modes de gestion adaptés et développent des programmes d’actions pour répondre aux enjeux du changement climatique.
3. L’adaptation concrète des territoires

Plusieurs territoires sont aujourd’hui engagés dans des trajectoires d’adaptation. L’exemple de Biscarrosse illustre cette dynamique, avec une transformation progressive de son front de mer.
Ce retour d’expérience met en évidence :
• l’articulation entre stratégie locale de gestion de la bande côtière et projet d’aménagement, 
• des actions de repli stratégique déjà engagées, notamment avec la renaturation de la dune nord, 
• et un choix fort : ne pas recourir à des ouvrages de protection « durs », malgré des enjeux économiques et résidentiels exposés à court terme. 

Des infrastructures ont déjà été déplacées ou adaptées (commerces, poste de secours, voirie), anticipant ainsi les risques à venir. Un projet ambitieux de renaturation du front de mer, récemment formalisé par un Projet Partenarial d’Aménagement (PPA), vise à redonner à la dune son rôle naturel de protection.

Une mobilisation collective indispensable
Face à ces défis, un constat s’impose : le combat doit être collectif. La question de l’adaptation des littoraux appelle également à renforcer la solidarité nationale, notamment à travers la mise en place d’un fonds dédié à l’érosion côtière. Elle a également fait ressortir le besoin d’expérimenter les outils de la Loi Climat et Résilience au sein des territoires.