Recomposition spatiale

Aménagement durable des stations
Gestion des risques
Planification

Dans une approche plus globale que le repli stratégique, la recomposition spatiale englobe la notion d’adaptation et de recomposition urbaine. Ce processus de réaménagement territorial, mené de manière concertée et collaborative avec les acteurs locaux, prend en compte un horizon temporel étendu, un volume d’enjeux et une emprise territoriale plus large tout en assurant une gestion équilibrée et durable de l’espace. 

Vue aérienne Erromardie

Depuis 2019/2020, la notion de recomposition spatiale s’est progressivement imposée dans le débat national. Les études et les expérimentations réalisées en Nouvelle-Aquitaine montrent que le passage à l’action nécessite un projet politique et urbanistique s’inscrivant dans une vision de long terme et en même temps, par des actions de gestion à court terme quand la sécurité des biens et des personnes est menacée.

Le projet « Littoral 2030 : réussir la transition du littoral de Nouvelle-Aquitaine » a été élaboré en concertation avec l’ensemble des membres du groupement et des acteurs du littoral (collectivités, services de l’Etat, partenaires), et approuvé définitivement en 2019. L’évaluation intermédiaire réalisée en 2025 a fixé une feuille de route simplifiée où le sujet de la recomposition spatiale constitue un des axes d’approfondissement pour la période 2025-2030.

Feuille de route du GIP Littoral pour la période 2026/2027 : 

1/ Valoriser l’expertise et l’implication du GIP Littoral sur la thématique en région et au-delà

  • Poursuivre la participation aux événements organisés en région et au-delà 

  • Animer une communauté sur le sujet « Recomposition » avec les collectivités porteuses de démarches / les prestataires et partenaires (acteurs du foncier, des politiques urbaines, de l'immobilier, professions juridiques...)

2/ Créer les conditions favorables à l’expérimentation en Nouvelle-Aquitaine en étudiant la possibilité de mobilisation du FEDER 
 

3/ Produire de la connaissance sur le sujet 

  • Réalisation d'une note technique sur les retours d'expériences sur les actions de réduction de la vulnérabilité des biens et des personnes face à l'érosion côtière (2026)  

  • Actualisation de la note technique avec un bilan des études recomposition (2027)  

4/ Valoriser le travail conduit par le GIP et ses partenaires et les résultats

L’objectif est de définir des méthodes permettant d’accompagner les territoires dans le renforcement de leur résilience et de porter des visions prospectives de moyen et long terme afin d’assurer leur adaptation face aux risques littoraux.

Note technique sur les retours d'expériences sur les actions de réduction de la vulnérabilité des biens et des personnes face à l'érosion côtière (2026)

Le repli stratégique consiste à extraire les enjeux de la bande d’aléa. Plus précisément au sein de ce concept plusieurs actions peuvent être menées : la suppression, le déplacement ou la relocalisation. La note technique présente les actions étudiées ou menées depuis 2013 en Région Nouvelle-Aquitaine classées en fonction de ces concepts. Son objectif est de pouvoir capitaliser sur les réussites, les difficultés, les points de blocages, les préalables au bon déroulement d’action, pour d’autres territoires qui se lanceraient dans des réflexions et/ou actions similaires. Elle ne vise pas un objectif d’exhaustivité, mais propose des informations ciblées représentatives par type de projets.

En synthèse :

Les expériences actuelles d’adaptation au recul du trait de côte portent principalement sur le repli, la suppression ou le déplacement d’équipements publics et d’infrastructures, ainsi que sur quelques situations ponctuelles concernant des biens privés. Les démarches de recomposition spatiale à plus grande échelle, intégrant les propriétés privées, restent encore au stade des études préalables (Saint Jean de Luz, Lacanau). Chaque territoire présente des spécificités et des blocages propres (cadre réglementaire, financement des acquisitions), ce qui confirme la pertinence de poursuivre des projets expérimentaux.

La maîtrise foncière et immobilière apparaît comme un levier essentiel pour réussir les stratégies d’adaptation. Bien que la loi Climat et Résilience ait introduit de nouveaux outils (décote, droit de préemption, BRAEC), leur mise en œuvre nécessite encore des clarifications. Leur mobilisation dépend notamment de la production et de l’intégration dans les documents de planification de cartes de projection à +30 et +100 ans, actuellement en cours dans les territoires de Nouvelle-Aquitaine.

Concernant les biens privés à usage d'habitation, les retours d’expérience sont très limités. Le seul cas abouti est celui de l’immeuble du Signal, démoli après indemnisation exceptionnelle des propriétaires. Pour les biens privés touristiques (colonies de vacances, hôtellerie de plein air), les projets observés reposent surtout sur des réorganisations à périmètre constant. Les exploitants privilégient généralement le maintien de l’activité tant qu’elle reste rentable, la relocalisation anticipée étant économiquement peu attractive.

Par ailleurs, plusieurs projets de relocalisation d’infrastructures publiques sont engagés ou prévus, notamment dans le cadre des plans plages (postes de secours, réseaux, stationnements). Des opérations plus importantes sont également programmées, comme la relocalisation de la station d’épuration d’Archilua à Saint-Jean-de-Luz, ou potentiellement celle de la route de la Corniche.

Enfin, la recomposition spatiale constitue un chantier encore en construction. L’absence de méthodologie commune souligne la nécessité de structurer les démarches et de développer des outils partagés, un travail que le GIP prévoit à travers la feuille de route Recomposition.

  

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